Lettre aux autorités

Dans le contexte des études en cours pour la place Brancion, le Conseil d'administration d'ASPB s'inquiète du refus de communiquer opposé à notre maire par les autorités en charge de leur gestion.

Depuis la fin 2014, des demandes répétées de dialogue sur l’avancée des études pour le secteur Brancion ont été adressées par l’ASPB au maire, qui les a relayées au Préfet et au Conseil départemental dont les services assurent le suivi.

En début d’année 2015, le maire a reçu une information préliminaire sur les résultats de la phase 1, et l’interdiction de communiquer. La seconde phase a commencé après trois trimestres de différé non expliqué.

Le Conseil d’administration de l’association, réuni en octobre, a décidé de préparer une « Lettre ouverte aux autorités » et l’a envoyée. Cette lettre porte notamment sur la nécessaire information du public. Nous n’attendons pas d’informations techniques précises à cette date, mais refusons un silence qui nous est opposé depuis le 18 janvier 2013, date de la dernière réunion publique. Les renseignements attendus sont principalement :

  • Une information préliminaire sur les premiers résultats : il semblerait que des dégradations localisées du gypse soient en cause, et non la mauvaise qualité des alluvions comme annoncé fin 2012 .
  • Les orientations de la puissance publique pour la suite, une fois les prescriptions techniques réalisées :
    • Planning envisagé pour les suites à donner : études complémentaires, prescriptions et réalisation des travaux,
    • Perspectives de financement de ces travaux par la puissance publique (modalités, fonds mobilisables…).

Nous avons fait valoir que :

Le refus des administrations de communiquer avec la population sur son exposition aux risques et sur les perspectives de solutions, est contraire aux termes de la Loi.

Le manque de diligences en milieu rural, alors que des problèmes comparables font l’objet d’attentions et de financements d’urgence appropriés en milieu urbain, est également contraire aux termes de la Loi.

La lettre a été adressée nommément aux personnes suivantes :

  • Madame la Ministre en charge de l’environnement, et à ce titre responsable de la prévention des catastrophes,
  • Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, représentant de l’Etat dans le département, et à ce titre responsable de la prévention des catastrophes,
  • Monsieur le Président du Conseil régional PACA, responsable du développement économique des communes de cette région,
  • Monsieur le Président du Conseil départemental, responsable du développement local et du tourisme, et maître d’ouvrage délégué par la commune des études en cours,
  • Monsieur le Président de la CARF, au titre de ses diverses compétences, dont le SCOT et toutes ses composantes territoriales et économiques,
  • Monsieur le Maire de Breil-sur-Roya, es-qualité.
  • Madame et Monsieur les Conseillers départementaux du canton de Contes, représentant les communes de la Roya au Conseil départemental,
  • Monsieur le Directeur régional des arts et de la culture (DRAC), responsable de la protection du patrimoine,
  • Monsieur l’Architecte des bâtiments de France, directeur du STAP 06, responsable de la protection du patrimoine,

Les accusés de réception sont revenus dans le courant de la semaine passée.

En l’absence de résultats rapides suite à cette démarche, l’AG de janvier sera interrogée sur l’opportunité de manifester les inquiétudes et le mécontentement des adhérents sous une forme plus visible.

3 novembre 2015